« SANKU KAMÂ est un projet collectif, construit par des personnes, mais aussi par une manière de voir et de questionner le monde. »
Je suis ivoirien, j'ai 23 ans, et j'étudie les relations internationales.
J'ai longtemps aimé mon pays comme on aime sa famille, sans avoir besoin de l'expliquer. Puis j'ai rencontré des Russes, des Serbes, des Azerbaïdjanais. Des gens qui portaient leur pays avec une histoire, une mémoire, une véritable culture. Et je me suis rendu compte d'un truc simple : à deux ans d'entrer dans le monde professionnel, je ne savais presque rien de l'histoire de mon propre continent. Et surtout, que ce que je savais était biaisé. Je le sentais sans forcément pouvoir le démontrer.
J'ai donc commencé à chercher par moi-même. Et très vite, je me suis rendu compte que beaucoup de choses ne tenaient pas. Des périodes entières étaient survolées, certains événements étaient présentés sans contexte, et surtout, les liens entre passé et présent n'étaient presque jamais faits. J'ai compris que le problème n'était pas seulement le manque d'information, mais la manière dont l'histoire nous était transmise.
Aujourd'hui, je travaille à l'intersection de la pensée politique, de la souveraineté africaine et de l'action publique. Je m'intéresse aux institutions, aux dynamiques de pouvoir et aux trajectoires historiques des États africains, avec une attention particulière portée aux continuités entre passé et présent. Mon objectif est de produire des analyses rigoureuses, capables de dépasser les lectures simplifiées et d'apporter une compréhension plus solide des réalités africaines.
Sanku Kama s'inscrit dans cette démarche. J'en suis à l'initiative et j'en assure la direction. J'en définis la ligne, la cohérence et les orientations. Je participe également à la rédaction des contenus, avec une exigence qui est de travailler à partir de sources fiables, croiser les points de vue, et proposer des analyses construites.
L'objectif est simple : mieux comprendre, pour mieux transmettre. Parce que l'âme de notre projet se résume à ça : rétablir la mémoire de l'Afrique, rétablir notre mémoire.
J'ai 22 ans et je suis étudiante en marketing et vente. Curieuse de nature, j'aime découvrir et expérimenter de nouvelles choses. Passionnée de création digitale et de design, j'ai d'abord évolué dans l'univers des cosmétiques, avant de rejoindre le projet SANKU KÂMA, une aventure qui m'a poussé à sortir de ma zone de confort.
Je suis d'origine guinéenne et libanaise, et j'ai grandi en Guinée. Pourtant, je n'ai pas eu une éducation profondément ancrée dans la culture guinéenne. Aujourd'hui, je ne parle pas ma langue natale, et cela crée en moi à la fois un manque et une réelle curiosité. Ayant grandi entre deux cultures, j'ai été davantage influencée par celle de mon père, ce qui m'a éloignée d'une partie de mes racines.
Rejoindre SANKU KÂMA est donc pour moi une démarche personnelle forte : apprendre, me reconnecter à mon histoire et remettre en valeur les cultures ouest africaines, une richesse, que je voudrais transmettre comme un véritable héritage.
À travers mon rôle, je souhaite apporter une vision créative et accessible, en mettant en valeur chaque sujet de manière impactante, pour toucher et éveiller le public. Mon regard est aussi celui de quelqu'un qui découvre, ce qui me permet d'aborder les contenus avec une sensibilité différente.
Pour moi, ce projet est un espace de transmission, de reconnaissance et de valorisation culturelle, auquel je suis fière de contribuer.
SANKU KAMÂ ne se construit pas seul. Ce projet existe aussi grâce à celles et ceux qui lisent, partagent, questionnent et prennent le temps de comprendre.
D’une certaine manière, vous faites déjà partie de l’équipe.